BIOGRAPHIES
des ARTISTES
Germain IPIN
“Coup de vent”
Germain Prévost, alias IPIN, est un artiste français né en 1981. Il vit et travaille à Toulon et Marseille.
Il appartient à cette frange de l’art urbain qui ne conçoit pas l’intervention artistique sans une attention aiguë au contexte géographique, social, architectural ou culturel. Cette approche le conduit notamment à mobiliser dans son travail des données scientifiques et des référents culturels.
Sensible à l’urbanisme, à la sociologie et aux politiques urbaines, l’artiste collabore régulièrement avec des structures reconnues du monde l’art en espace public. Au sein de la Cité des arts de la rue à Marseille, il a cofondé avec Stéphane Moscato « l’Échelle », où sont accueillies conférences, expositions et résidences de création autour de l’art visuel en espace public.
MITES
“Momentum Origin”
Julien Beloni, alias Mites, est un artiste breton né en 1979. Il vit et travaille sur la côte Atlantique.
Mites commence à peindre à Brest à la fin des années 1990 sous l’influence de la scène graffiti new-yorkaise et allemande. Il évolue alors au sein des groupes Moker et C29. Après avoir travaillé la structure et le dynamisme de la lettre,
l’artiste fait évoluer son style au gré des voyages, des rencontres et de ses participations à différents événements nationaux et internationaux.
Aujourd’hui, ses œuvres conjuguent lettrages, effets vaporeux, flous et dégradés venant suggérer des formes aiguisées. Dans un élan de liberté contenue, elles naissent d’un dialogue entre spontanéité et rigueur. Installé sur la côte bordelaise, l’artiste a fait des bunkers de la côte atlantique ses supports de prédilection.
@mites.insta
SITE
URBRAIN
“Image Latente”
Alexandre Urbrain est un artiste français né en 1975. Il vit et travaille en Bourgogne.
Protéiforme, son œuvre oscille entre photographie et art numérique. Ses tirages en grand format témoignent d’une fascination pour les paysages ― urbains ou désertiques.
Dans la série #exoterritoires, réalisée d’après un spectacle mis en scène par Frédéric Deslias, ils tendent vers la science-fiction. Dès le début des années 1990, l’artiste compose aussi des images aux rythmes géométriques, proches de l’abstraction, qu’il anime en temps réel lors de rave parties. Depuis, ses installations ont pour ambition d’immerger le public dans des environnements où la projection, hors de tout écran physique, se fond dans l’espace. Elles visent à nous plonger dans un état de conscience proche du rêve ou de la transe.
Amandine Urruty est une illustratrice française née en 1982. Elle vit et travaille à Paris.
Après des études d’arts plastiques à Toulouse et une brève carrière dans la chanson française underground, elle dessine aujourd’hui, le plus souvent dans son lit au crayon à papier, des portraits et des paysages baroques et grotesques. Fruit d’un dialogue entre arts majeurs et mineurs, son univers singulier se décline aussi bien dans la presse et l’édition que sur les pochettes de disques et les affiches de concerts, mais aussi sur de grandes peintures murales en couleur dans l’espace public. Il a valu à Amandine Urruty de participer à une centaine d’expositions en France et à l’étranger, aux côtés de grandes figures du pop-surréalisme et de la scène low brow.
AMANDINE URRUTY
Rouge Hartley
“Certaines heures sont bleues”
Jessica Hartley, alias Rouge Hartley, est une artiste française née en 1989. Elle vit et travaille à Bordeaux.
L’artiste a reçu une formation à l’école des Beaux-arts de Bordeaux. Elle y a découvert et pratiqué la performance et l’art vidéo. Dès 2012, alors qu’elle est encore étudiante, elle s’intéresse à la portée politique de l’espace public. Elle y développe ses premiers projets artistiques sous le pseudonyme de Rouge, en hommage à un film de Chris Marker, Le fond de l’air est rouge (1977). Depuis, tout en développant une pratique d’atelier, elle crée in situ des scènes et des portraits. Leur composition et leurs cadrages s’inspirent du cinéma. Le style virtuose de l’artiste, qu’elle qualifie de « réalisme distrait », lui vaut d’être aujourd’hui une figure reconnue de l’art urbain.
@rouge.hartley
INSTAGRAM
Sébastien PRESCHOUX
“Sous tension”
Sébastien Preschoux est un artiste français né en 1974. Il vit et travaille à Paris.
Profondément marqué par l’art optique et les enseignements du Bauhaus sur le travail manuel, il explore et expérimente depuis près de 20 ans la ligne et la confusion visuelle que provoquent ses enchevêtrements. Cette démarche le conduit à articuler deux pratiques. La première, en deux dimensions, laisse place à une approche de la peinture qui fait la part belle à la couleur et à la lumière. La seconde, en trois dimensions, prend la forme d’installations de fils élastiques tendus dans l’espace. S’approchant par le toucher autant que par la vue, celles-ci visent à immerger le spectateur dans le cinétisme et le plaisir du jeu optique.
@sebastien_preschoux
ISAAC CORDAL
“Follow the leaders”
Isaac Cordal est un artiste espagnol né en 1974. Il vit et travaille à Bilbao.
Il travaille dans les domaines de la sculpture, des installations et de la photographie et présente ses œuvres aussi bien dans des espaces publics que dans des lieux d’exposition. Depuis 2006, Isaac Cordal décline partout dans le monde un projet
nomade : Cement
Eclipses. Cette série d’interventions urbaines réalisées à partir de sculptures
figuratives de petit format mettent en scène le même personnage stéréotypé : un homme d’âge mûr, chauve, en uniforme, vêtu d’un costume gris. Tout en humour et en ironie, mais à la limite du drame, ses installations offrent un reflet du monde contemporain, de nos travers et notre décadence.
@isaaccorda
CELA
“La litanie des pierres”
CELA est un collectif artistique français né en 2015. Il associe Clément Leveau, compositeur et vidéaste, et Luce Terrasson, plasticienne et scénographe. En 2023, ils sont rejoints par Sylvain Pelier, musicien et compositeur.
Fondées sur une série d’enquêtes et de recherches, les créations de Cela explorent la manière dont le multimédia façonne notre rapport au réel. Pour ce faire, elles mobilisent un large éventail de techniques et de technologies numériques dans les domaines de l’image, de la lumière et du son. Immersives et souvent génératives, elles sollicitent tous les sens : l’ouïe, le toucher, la vue, mais aussi la pro-prioception, c’est-à-dire la capacité du corps à se percevoir dans l’espace.
@celacollectif
PHOTOS HD
Matthieu Pommier
“Néolithiques”
Matthieu Pommier est un plasticien français né en 1986. Il vit et travaille en Vendée.
L’artiste commence à peindre des murs au début des années 2000 dans l’ouest de la France. Il imprègne alors ses recherches de l’Atlantique, de la vie maritime et les espaces portuaires.
Dessinateur passionné, l’artiste s’oriente vers les arts appliqués, parallèlement à une pratique assidue du graffiti. Il quittera peu à peu l’aérosol pour la peinture acrylique et l’huile. Après avoir exercé en tant que designer industriel en parallèle de son activité artistique, il se consacre aujourd’hui exclusivement à cette dernière. Sa peinture est figurative et colorée.
Matthieu Pommier y associe son histoire per-sonnelle à une observation rigoureuse de ce qui l’entoure. L’architecture et les objets manufacturés occupent une place centrale dans son travail.
@matthieu_pommier
Amir Roti est un artiste français né en 1988. Il vit et travaille en Ile-de-France.
Issu d’une famille de sculpteurs marbriers, Amir Roti est bercé depuis toujours par le travail de la pierre. Après avoir découvert le graffiti à l’adolescence, il ne cesse d’allier les deux disciplines dans sa pratique artistique. Cette conjugaison entre un savoir-faire millénaire et un geste typiquement contemporain lui permet de questionner notre rapport au temps et à l’espace. Dans sa pratique, l’artiste révèle les spécificités de la pierre : sa pérennité et son rôle de pacificatrice dans l’essaim de la société. Il crée des points fixes immuables invitant le spectateur à s’évader hors du temps. Il a récemment fondé en Ile-de-France un pôle de production dédié à la pierre et aux créations monumentales.
@amir_roti
AMIR ROTI
“La barque”
Bom.k est un peintre français né en 1973. Il vit et travaille en Bretagne.
L’artiste dessine depuis sa plus tendre enfance et poursuit son parcours créatif de manière autodidacte. Il découvre le graffiti à la fin des années 1980 et c’est pour lui une révélation.
En 1999, il commence à produire un travail plus personnel aux côtés du groupe Da Mental Vaporz (DMV) et réalise ses premières expositions internationales.
À présent, Bom.k se consacre pleinement à sa créativité en atelier. Il réalise des toiles et des peintures murales sur lesquelles il étale sa palette imaginaire. Son œuvre se distingue par son réalisme et la finesse du travail à la bombe aérosol.
BOM. K
“Pro(vie)soire”
Jean Faucheur est un peintre, sculpteur et photographe français né en 1956. Il vit et travaille à Paris.
Après une formation à l’École des Arts Décoratifs, l’artiste commence dès 1983 à couvrir les panneaux publicitaires parisiens de ses propres peintures.
Ce geste lui vaudra de co-fonder l’année suivante l’un des tout premiers collectifs d’artistes urbains français : les Frères Ripoulin. Depuis, Jean Faucheur navigue entre la rue à l’atelier.
Ses œuvres, en majorité des portraits, explorent les limites de la représentation à travers des effets de flou, des trames, des procédés de soustraction ou de déformation... Parallèlement, l’artiste œuvre à valoriser la création artistique contextuelle au gré d’événements et d’expositions collectives, mais aussi au sein de la Fédération de l’art urbain dont il est président depuis sa création en 2018.
@jeanfaucheur5614
JEAN FAUCHEUR
“Apparition / Disparition ”
IOTA
“La forme des absences”
Elisa Morlet, alias IOTA, est une artiste belge née en 1991. Elle vit et travaille à Bruxelles.
Après avoir découvert le graffiti en 2013, l’artiste s’est fait connaître grâce à ses fresques monumentales, qu’elle réalise au pinceau dans le monde entier. Depuis dix ans, elle développe un style pictural qui allie d’énigmatiques portraits féminins à des paysages atmosphériques ou minéraux. À la lisière de l’abstraction, IOTA cherche ainsi à explorer la manière dont nos émotions et notre inconscient façonnent notre identité. Cette volonté d’explorer une psyché oscillant entre retenue et libération se décline aussi sur toile et dans ses dessins au crayon.
NÉAN
“Microcosm ”
Fabien Hupin, alias NEAN, est né en 1991. Il vit et travaille à Bruxelles.
Autodidacte, l’artiste a rapidement fait de la capture de l’instant suspendu le fil conducteur de ses œuvres. Dans ses toiles, ses dessins au crayon et ses peintures murales, il aborde de manière poétique la question du rapport de l’homme à son environnement. Reconnu pour son traitement de la lumière, son travail se veut réaliste, tout en cherchant à nous plonger dans une expérience contemplative. Vecteur d’émotions, il puise son inspiration dans la musique et le cinéma, qui dictent à l’artiste les couleurs, le rythme, les cadrages et la composition de ses œuvres. Ses réalisations assument ainsi une dimension onirique et nous invitent à nous réapproprier nos espaces publics.
JOAQUíN JARA
“La jument / Angle mort”
Joaquín Jara est un sculpteur et performeur espagnol né en 1977. Il vit et travaille à Barcelone.
Son travail se situe au croisement de la sculpture, de l’action et de l’écologie, à travers des interventions dans des contextes naturels et urbains et des processus expérimentaux en atelier. Les œuvres émergent de situations où matériaux, corps, temps et environnement interagissent avec d’autres
agents – humains, insectes, plantes, champignons... Les pièces qui en résultent fonctionnent à la fois comme des œuvres autonomes et comme des traces matérielles de ces processus. Elles sont présentées comme des condensations d’actions réalisées avec des matériaux tels que la céramique, le bois, le bronze, le plâtre ou la corde, et évoquent des formes liées au corps, au rituel et au territoire. La pratique de Joaquín Jara conçoit la sculpture comme un dispositif de médiation entre la matière, le corps et le paysage. Il en résulte une œuvre complexe où technique, geste et intention s’articulent pour activer les relations entre l’humain et le non-humain.
@joaquinjarartist
Rodolphe Cintorino est un plasticien et performeur franco-italien né en 1977. Il vit et travaille en Ardèche.
Il revendique l’héritage des premiers artistes performeurs qui ont placé le corps comme médium, support et épreuve de leur travail.
Discret, il s’éloigne depuis quinze ans de toute forme de production matérielle. À distance du marché de l’art, il privilégie la performance, non palpable et éphémère. Déroutante, poétique et conceptuelle, son approche fait se percuter images et cultures. Depuis 2023, l’artiste se forme à la danse soufie auprès de la danseuse et derviche tourneur iranienne Rana Gorgani et intègre cette pratique à son travail. Il tourne et danse dans toutes sortes de lieux avec l’envie, comme le dit le poète mystique Rûmi, de « laisser une trace sans trace » et d’amener le sacré là où on ne l’attend pas.
Rodolphe Cintorino
“Pulsar ”
Broken Fingaz est un collectif artistique autodidacte fondé à Haïfa en 2001.
Il est issu de la première génération de graffeurs du Moyen-Orient. Son travail s’inspire autant du contexte culturel et politique de la région que d’un intérêt pour les traditions picturales occidentales et la culture populaire contemporaine. Son œuvre comprend des fresques murales monumentales, des sculptures, des peintures, des installations et des animations, ainsi que des collaborations avec des musiciens tels que Primus, Pearl Jam, Beck, U2, The Alchemist et Kendrick Lamar.
BROKEN FINGAZ
“Moon Eat Sun”
SIMON AUGADE
“Cellule Souche ”
Simon Augade est un artiste français né en 1987. Il vit et travaille dans le Finistère.
Diplômé en 2011 de L’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – site de Lorient, il crée des sculptures-installations dans toutes sortes d’espaces : places, écoles, jardins, musées, galeries... Il a notamment réalisé l’œuvre Intrant au musée des beaux-arts, La Cohue de Vannes en 2018. Souvent monumentales, ses œuvres naissent d’un corps-à-corps avec la matière, principalement le bois. Elles abordent les dualités de notre monde grâce à un dialogue entre le géométrique et l’informel, la norme et l’écart, les contraintes et leur transgression, et explorent méthodiquement des concepts tels que l’équilibre, le passage et le seuil, la symbiose, le parasitisme…