Exposition d’art CONTEXTUEL
Une traversée immersive dans les anciens bureaux de la DDTM
À Vannes, sur la rive gauche du port, un ancien étage de bureaux administratifs devient le terrain d’une expérience artistique immersive et contextuelle en lien avec son territoire.
Produite et réalisée par La Traverse et pensée par les commissaires Laurent Sanchez et Gaël Lefeuvre, l’exposition Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon réunit dix-neuf artistes invités à transformer chacun une pièce des anciens locaux de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) en œuvre in situ.
La dialogie (ou principe dialogique) est l'un des piliers fondamentaux de la pensée complexe d'Edgar Morin. Pour le dire simplement, c'est l'art de relier et de faire cohabiter, sans chercher à les fusionner, des idées qui, en apparence, devraient s'exclure mutuellement.
Pendant plus d’un an, le public traversera un parcours labyrinthique de 600 m² mêlant installations, arts numériques, sculptures, performances, peintures, créations sonores et interventions contextuelles.
Cette exposition doit son titre et son éloge de la complexité à Edgar Morin (1921-2026), disparu quelques jours avant son ouverture. Elle lui est tout naturellement dédiée, comme un témoignage du caractère toujours actif et fécond de sa pensée.
SOMMAIRE
1- ÉDITO
2 - DIALOGIE - DE L’ÉCLAIRCIE À L’HORIZON : UNE EXPOSITION-MANIFESTE
3 - UNE EXPÉRIENCE DE VISITE HORS FORMAT
4 - LE TERRITOIRE COMME MATIÈRE VIVANTE
5 - NOTE CURATORIALE — HABITER LES CONTRADICTIONS
6 - COMMISSARIAT
7 - LE LIEU : UNE ANCIENNE ADMINISTRATION DEVENUE ESPACE DE CRÉATION
8 - LES ARTISTES
8 - DISPOSITIFS IMMERSIFS & MÉDIATION
9 - LA TRAVERSE
10 - INFORMATIONS PRATIQUES
11 - CONTACTS PRESSE
ÉDITO
Il existe des lieux qui portent encore les traces de ce qu’ils furent.
Des architectures conçues pour classer, organiser, contrôler, rationaliser.
Des espaces traversés pendant des années par des flux administratifs, des routines silencieuses, des gestes répétés.
À Vannes, sur la rive gauche du port, l’ancien premier étage des bureaux de la Direction départementale des territoires et de la mer devient aujourd’hui le terrain d’une expérience artistique immersive et contextuelle : DIALOGIE | De l’éclaircie à l’horizon.
Pendant près de six mois, dix-neuf artistes investissent ce bâtiment administratif transformé en dédale sensible.
Chaque pièce devient une œuvre.
Chaque couloir une transition mentale.
Chaque seuil une tension.
Pensée à partir du concept de “dialogie” développé par Edgar Morin, l’exposition refuse les oppositions simplistes et les lectures binaires du monde contemporain.
Elle explore au contraire :
•les zones de frottement,
•les coexistences instables,
•les contradictions fertiles.
Entre lumière et obscurité.
Entre ordre et chaos.
Entre mémoire et transformation.
Entre territoire et imaginaire.
DIALOGIE est une exposition à regarder,
à traverser et à ressentir.
DIALOGIE
De l’éclaircie à l’horizon
L’exposition Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon rassemble les œuvres in situ de dix-neuf artistes dans les bureaux et sur la façade des anciens locaux de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM).
Au cours d’une série de résidences artistiques au début de l’année 2026, ils ont été invités à s’immerger chacun dans une pièce du premier étage du bâtiment. Ils y livrent leur interprétation personnelle du principe dialogique, emprunté à la pensée d’Edgar Morin.
Pour cet intellectuel humaniste français né en 1921 et disparu le 29 mai 2026, le réel est complexe : il “ne peut se réduire à un principe unique”. La dialogie, l’un des concepts de sa pensée analytique sur la complexité, permet de l’appréhender dans sa globalité. Formé à partir du préfixe grec dia- (“ à travers / au milieu de”) et du nom logos (“discours”), le mot désigne “l’unité complexe de deux logiques”. Ainsi, la dialogie se définit comme la capacité à aborder ensemble, de façon dynamique, des réalités opposées qui, loin de s’annuler ou de se résoudre dans une synthèse, s’enrichissent de leur tension et de leur instabilité.
À rebours des clivages binaires qui caractérisent trop souvent le débat contemporain, elle est une invitation à entrecroiser les points de vue et les disciplines. C’est pourquoi elle s’avère un point de départ idéal pour accompagner la transformation des anciens bureaux de la DDTM en centre d’art : elle en réconcilie les usages passés et présents.
Le principe dialogique convie aussi les artistes à porter toute leur attention aux spécificités du territoire alentour. Elle en souligne les nombreux contrastes, entre terre et mer, entre cultures païenne et chrétienne, entre fixité et flux… Souple, ouverte à l’interprétation et l’imagination, elle offre matière à toutes formes d’expérimentations et encourage les artistes invités à croiser les disciplines artistiques, de la peinture à la musique, de la sculpture à la performance, du dessin aux arts numériques,...
Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon ne revendique pas une immersion spectaculaire pensée comme un simple décor. Le projet affirme au contraire une approche contextuelle, sensible et profondément liée au lieu qui l’accueille.
À travers dix-neuf œuvres réalisées in situ, l’exposition transforme les anciens bureaux administratifs en territoire d’expérimentation artistique, mentale et sensorielle.
Le bâtiment lui-même devient dialogique : ancienne architecture rationnelle conçue pour une structure administrative (cloisonnée, hiérarchisée, etc.), elle accueille aujourd’hui des œuvres immersives, organiques et sensibles qui perturbent sa logique initiale.
Pensée comme un espace de tensions fertiles, l’exposition relie :
•architecture et mémoire,
•ombre et lumière,
•silence et saturation,
•territoire et imaginaire,
•ordre et chaos.
À la croisée de l’art contemporain, de l’art urbain, de la performance et des arts numériques, Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon affirme une autre manière d’habiter les lieux, les images et les récits.
Jusqu’à fin 2027, le public traversera un parcours labyrinthique de 600 m² mêlant installations, lumière, création sonore, sculpture, interventions contextuelles.
Dans une époque dominée par la vitesse des flux et la simplification des discours, Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon propose un espace de ralentissement, d’immersion et de déplacement du regard.
Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon devient ainsi une tentative de faire tenir ensemble des réalités contradictoires : le sensible et le rationnel, l’intime et le collectif, le vivant et l’inerte, la mémoire et la métamorphose.
« Deux principes contraires sont liés sans cesser d’être contraires. »
« Deux principes contraires sont liés sans cesser d’être contraires. »
Enseigner à vivre, Manifeste pour changer l'éducation - Edgar Morin (Actes sud, 2014)
UNE EXPÉRIENCE
DE VISITE HORS FORMAT
Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon a été pensée comme une traversée.
Le visiteur avance par petits groupes dans un parcours labyrinthique composé d’anciens bureaux transformés en installations immersives autonomes.
Chaque pièce possède sa propre temporalité, sa lumière, sa respiration, sa tension.
Le parcours joue volontairement avec :
•la perte de repères,
•les ruptures d’échelle,
•les contrastes lumineux,
•les bascules sonores,
•les zones de silence,
•les phénomènes d’apparition et de disparition.
D’une salle à l’autre, le visiteur traverse :
•des installations monumentales,
•des espaces contemplatifs,
•des environnements numériques,
•des dispositifs performatifs,
•des matières brutes,
•des expériences sensorielles.
La circulation devient progressivement une expérience physique autant que mentale.
Le bâtiment lui-même agit comme une architecture narrative.
NOTE CURATORIALE
Habiter les contradictions
DIALOGIE ne cherche pas à résoudre les contradictions du monde contemporain.
Elle choisit au contraire de les habiter.
L’exposition est née d’un désir simple : transformer un ancien espace administratif en territoire d’expérimentation sensible. Non pas effacer ce que fut ce lieu, mais travailler avec sa mémoire, ses tensions, son architecture de contrôle, ses circulations codifiées et ses bureaux standardisés.
Ce qui autrefois organisait les flux devient aujourd’hui matière à dérive.
Le visiteur traverse une architecture rationnelle devenue labyrinthe.
Les œuvres ne viennent pas décorer l’espace.
Elles le déplacent.
Le perturbent.
Le contaminent.
Chaque artiste a été invité à investir un ancien bureau comme une cellule autonome, un espace de fiction ou d’expérience perceptive.
Certaines œuvres plongent le spectateur dans l’obscurité.
D’autres ouvrent des horizons lumineux.
Certaines ralentissent le temps.
D’autres provoquent une saturation sensorielle.
DIALOGIE assume ces frottements.
L’exposition ne cherche ni l’unité esthétique ni la démonstration théorique.
Elle préfère les tensions ouvertes, les états de bascule, les espaces de trouble.
À travers ce projet, La Traverse affirme aussi une conviction :
les territoires situés hors des grandes métropoles peuvent devenir des lieux majeurs d’expérimentation artistique contemporaine.
Le Golfe du Morbihan, les marées, les mégalithes, les récits bretons, les paysages mouvants et les architectures administratives participent pleinement du projet.
Le territoire n’est pas un décor.
Il est une matière vivante.
COMMISSARIAT
Une rencontre entre vision curatoriale,
art contextuel et mémoire des lieux
Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon est porté par un co-commissariat réunissant Laurent Sanchez et Gaël Lefeuvre.
Le projet repose sur une volonté de confrontation fertile des regards :
•entre territoire et expérimentation,
•entre mémoire et immersion,
•entre pensée curatoriale et expérience physique du lieu,
•entre structuration artistique et intervention contextuelle.
Très rapidement, les échanges entre les deux commissaires ont fait émerger une évidence :
Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon devait être une exposition qui ne se contente pas de montrer des œuvres, mais qui transforme profondément l’espace et la manière dont il est traversé.
Laurent Sanchez
Structurer, transmettre, archiver
Originaire de Seine-Saint-Denis et installé à Vannes depuis 1999, Laurent Sanchez mène un parcours singulier où s’allient rigueur industrielle et engagement culturel. Parallèlement à sa carrière de dirigeant, et toujours en activité dans une société industrielle internationale, il développe en parallèle depuis près de quinze ans un travail de fond dédié à la promotion, la diffusion, la structuration et l’archivage des arts urbains. Fondateur du tiers-lieu culturel La Traverse et président de la SAS 1MPACTS (gestionnaire du lieu), il participe à son échelle au développement de l'entrepreneuriat culturel breton.
Au cœur de chacun de ses engagements se trouve la conviction que les projets se construisent et se réalisent à plusieurs. Plus qu'un initiateur, il s'attache à fédérer les compétences, croiser les talents et donner une direction commune aux aventures qu'il impulse toujours en équipe.
Il est notamment :
cofondateur du site Street Art Avenue, plateforme de référence dédiée aux arts urbains (repris en 2017 par Alain Tascon),
cofondateur et président de l’association L’Art Prend La Rue, à l’origine du projet DéDalE à Vannes,
fondateur deLand’Artic, maison d’édition artisanale et indépendante spécialisée dans les livres d’art urbain,
cofondateur et président du fonds de dotation ARCANES,Centre National des Archives Numériques de l’Art urbain.
Parmi ses projets de co-commissariat artistique :
Jam graffiti "Vannes et sa street", 2017 et "Pass'Pass Paint", 2021
Exposition "Hors cadre", Musée des Beaux-arts de Vannes (oct 2017-janv 2018)
À travers Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon, Laurent Sanchez poursuit une réflexion engagée depuis plusieurs années : comment faire dialoguer les arts urbains avec l’histoire des lieux, l’architecture, les territoires et les nouvelles formes immersives contemporaines.
Gaël Lefeuvre
Une figure majeure des expositions contextuelles contemporaines
Artiste et directeur artistique français, Gaël Lefeuvre est aujourd’hui reconnu comme l’une des figures majeures des expositions immersives et contextuelles liées à l’art urbain contemporain.
Depuis plus d’une décennie, il développe des projets in situ ambitieux dans des lieux atypiques, patrimoniaux ou abandonnés.
Son approche repose sur une conviction forte :
une exposition doit dialoguer physiquement avec le lieu qui l’accueille.
Gaël Lefeuvre se fait connaître à grande échelle en participant à l’aventure mythique de Tour Paris 13 en 2013, projet devenu une référence internationale de l’art urbain immersif.
Au fil des années, il impose une signature curatoriale identifiable :
•Récits contextuels,
•scénographies immersives,
•expériences sensorielles,
•mélange des horizons artistiques,
•des projets cartes blanches sans concessions,
•déstabiliser le public en permanence.
Parmi ses projets majeurs :
MATIÈRE NOIRE "Gonzalo Borondo Solo show In-situ" - Marché aux puces de la Madrague - Marseille, 2017
EMANCIPATION "Exposition collective In-situ"- Couvent du Levat - Marseille, 2018
SUPER TERRAM "Exposition collective In Situ" - Espace Voltaire - Paris, 2023
RENAULT ART FACTORY "Résidence artistique In-situ de création d'oeuvres". Fondation Renault pour l'art et la culture - Usine de Flins, 2025/...MATIÈRE NOIRE - Marseille, 2017
En quelques années, Gaël Lefeuvre a profondément renouvelé l’approche des expositions immersives d’art urbain en France en développant une vision plus contextuelle, plus sensorielle et plus architecturale.
DISPOSITIFS IMMERSIFS & MÉDIATION
DIALOGIE prolonge l’expérience de visite à travers plusieurs formats de médiation sensibles.
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Chaque œuvre est accompagnée d’un contenu audio (paroles de l’artiste sur son oeuvre) accessible via QR code pendant la visite.
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Une série de podcasts vidéo et audio donne la parole aux artistes invités, aux curateurs et aux différents acteurs du projet.
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Un livret accompagne également le parcours et documente les différentes œuvres présentées, à partir de septembre 2026.
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Des visites spécifiques sont proposées aux groupes scolaires et aux publics spécifiques dans le cadre de l’Éducation Artistique et Culturelle.
LA TRAVERSE
Un laboratoire culturel en mouvement
Née en réponse à l’appel à projet lancé par la Ville de Vannes en 2024, La Traverse est un tiers-lieu culturel installé sur la rive gauche du port de Vannes.
Portée par la SAS 1MPACTS, elle prolonge les dynamiques initiées par les projets DéDalE et BREF.
Pensée comme un espace transversal, La Traverse rassemble :
•des espaces d’exposition,
•30 ateliers d’artistes en résidences,
•des concerts,
•une offre de restauration faite maison,
•une salle cinéma & théâtre Super 8,
•un galerie d’art
•un Bar à Lire.
La Traverse défend une culture accessible, vivante et expérimentale.
Un lieu où les disciplines, les publics et les usages se rencontrent.
INFORMATIONS PRATIQUES
DIALOGIE | De l’éclaircie à l’horizon
Ouverture le samedi 20 et dimanche 21 juin de 15 h à 20 h exceptionnellement Dialogie, de l’éclaircie à l’horizon sera en accès libre, sans réservation, dans la limite des places disponibles !
Vernissage presse & invités
16 juin 2026 à 19h
Exposition visible jusqu’au 30 septembre 2027
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VISITES
À partir du mardi 23 juin. Visite uniquement sur réservation.
Billetterie gratuite :
du mardi au samedi de 11h30 à 19h00
Fermé tous les lundis et dimanches.
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PARCOURS
Visites accompagnées,
25 personnes maximum
Durée estimée : 1h30